La région de Ternopil rappelle une fois de plus que l'histoire ici ne repose pas morte dans les archives, mais sort parfois littéralement de la terre. En 2015, un bidon contenant un précieux archive du service de sécurité de l'OUN a été accidentellement déterré dans la région de Ternopil — près d'un millier de documents qui étaient bien conservés et ne nécessitaient pas de restauration complexe. C'est précisément le cas où une visite dans l'espace muséal commence non pas par une vitrine, mais par une découverte vivante, presque digne d'un détective.
Que s'est-il exactement trouvé
Il s'agissait d'un archive de partisans cachée dans un bidon en 1949. Parmi les documents se trouvaient des nécrologies de partisans tombés, des protocoles d'interrogatoires d'agents soviétiques et des tracts d'information et de propagande. Après traitement, ces matériaux devaient être transférés à l'archive du Centre d'étude du mouvement de libération à Lviv, puis numérisés et mis à disposition du public.
Cela vaut-il la peine d'y aller
Si vous êtes intéressé non seulement par la « grande » histoire, mais aussi par la façon dont elle est préservée dans de petits témoignages très évocateurs, une telle découverte mérite certainement votre attention. C'est dans de tels archives que l'on ressent le mieux que le mouvement de libération ne se composait pas de dates abstraites, mais de personnes vivantes, de décisions et de pertes. Pour Ternopil et la région, c'est aussi une occasion de voir sa propre terre comme un lieu où la mémoire est littéralement déterrée de la terre.
Si on vous proposait de voir ces documents en personne, iriez-vous?